PariS-MuncH : Mode d'emploi
1. Qui sont les participants ?
Ce sont des gens comme vous et moi – mais on pouvait
s’y attendre. Ce sont surtout
des gens...
comme tout le monde ! Au PariS-MuncH vous
croiserez des gens
de tous horizons, de tous milieux, de tous âges, de tous
sexes et genres, de
toutes orientations sexuelles, des riches et des pauvres, des
pratiquants très
engagés et de
« simples » curieux, des gens
bien et parfois des gens
moins bien. Une telle variété permet souvent
(toujours ?) une grande
richesse de réflexions et d’échanges.
L’équipe
d’organisateurs est
là pour vous accueillir, pour s’assurer que tout
se
passe bien, pour répondre à vos questions,
trouver des gens pour y répondre, ou
au moins se poser les mêmes que vous… et, parfois,
gant de fer sur main de
velours (ou l’inverse, j’ai toujours un doute
à ce sujet), réorienter les
débats.
Naturellement, les mineurs sont
priés d’attendre
leur majorité pour venir nous
rejoindre.
2. Quelle tenue porter ?
Le principe est qu’il n’y a pas de dress-code. Une
tenue de ville correcte est
tout à fait adaptée. Vous verrez beaucoup de
tenues noires, certes, parce que
les réflexes se prennent vite… Une tenue
explicitement fetish ou BDSM n’est pas
forcément une bonne idée : le
PariS-MuncH se tient dans un restaurant
ouvert à tous, et le but n’est pas de mettre le
personnel et les autres clients
mal à l’aise. Il n’est pas rare, cela
dit, de remarquer de superbes talons
aiguilles, un serre-taille en satin…
Vous remarquerez peut-être que certains portent au
cou un collier de cuir ou de
métal : c’est
généralement le signe qu’il
s’agit d’une personne soumise et
actuellement en couple. Naturellement, l’absence de collier
ne permet pas de
tirer de conclusion…
3.
Confidentialité.
Le
respect de l’intimité de chacun est fondamental.
Certains parmi nous utilisent
des pseudonymes ; certains n’ont aucune envie
qu’on leur pose des questions
personnelles sur leur métier ou leur vie de famille. Chacun
tâche donc de
respecter une certaine discrétion, au moins
jusqu’à ce que des amitiés se
nouent. Ne vous forcez pas à répondre
à des questions qui vous mettent mal à
l’aise.
Sentez-vous libre d’utiliser
le nom qui vous convient, et
évitez par exemple de
communiquer une adresse e-mail de type MonVraiNom@MonLieuDeTravail.com.
4. Un vocabulaire particulier.
Nous
utilisons parfois des termes un peu obscurs, riches de nuances et de
sous-entendus. Nous faisons un effort pour les expliciter, mais
parfois,
plongés dans une discussion animée, il nous
arrive d’oublier. Il ne faut
surtout pas hésiter à ouvrir de grands yeux
interloqués – et à poser la
question !
5. Comportement.
Nous
sommes des gens comme les autres, et les PariS-MuncH se tiennent dans
des lieux
ouverts au public. Si quelque chose vous met mal à
l’aise, dites-le. Vous
pouvez bien sûr venir en parler à l’un
des organisateurs. Nous sommes là pour
que tous se passe bien, pour tous les participants –
habitués, nouveaux-venus,
amis ou inconnus.
6. Revoir des gens rencontrés au munch.
Les
munches permettent entre autres de rencontrer des gens, et il
n’est pas rare
que certains décident de se revoir ensuite autour
d’un verre, d’un déjeuner,
d’un dîner, ou pour pratiquer des
activités BDSM. Cela ne pose bien sûr aucun
problème a
priori. Il faut
néanmoins garder à l’esprit que les
munches
sont ouverts à tous, et donc à (presque)
n’importe qui. Il est très important
de connaître les gens avant de
« jouer » avec eux, surtout en
privé –
une soirée publique, commerciale, présente
généralement moins de risques.
Évitez les situations potentiellement dangereuses, prenez
votre temps, et si
vous vous sentez méfiant, écoutez votre
instinct !
Nous vous recommandons chaudement de
ne jamais retrouver
quelqu’un sans avoir
prévenu un membre de votre entourage en lui indiquant
où vous serez, avec qui,
et jusqu’à quand. Nous ne saurions trop vous
conseiller d’adopter la pratique
du « safe call » :
mettez-vous d’accord avec un proche pour
l’appeler à telle heure, peu de temps
après le moment où vous devez rencontrer
votre partenaire. Vous pouvez ainsi le rassurer ou, en ne
l’appelant pas, lui
indiquer qu’il y a un problème. Bien
sûr, prévenez votre partenaire potentiel
des dispositions que vous avez prises. Les gens sérieux et
recommandables les
accepteront tout naturellement. Certains peuvent même vous
les conseiller avant
que vous n’en parliez.
7. Comment ça se passe ?
En
un mot : bien.
En plusieurs mots : les organisateurs accueillent les
arrivants, on
s’installe autour d’une grande table, ceux qui le
souhaitent commandent à
boire, et les conversations se nouent. À l’heure
prévue – ou un peu après –,
quelqu’un rappelle le fonctionnement de la soirée,
fait tourner une feuille sur
laquelle chacun peut indiquer une adresse e-mail pour être
tenu au courant de
nos activités (ateliers etc.) et une autre pour passer
commande. Chacun se
présente brièvement (quelques phrases pour ceux
qui le souhaitent, mais un
prénom ou un pseudo peut suffire), puis le thème
du jour est lancé. Ensuite,
c’est à chacun de parler, ou de se taire
– car observer, c’est déjà
participer ! Parfois le débat fait rage pendant
plusieurs heures ;
parfois, aux alentours de 22 heures, les conversations se font en
petits
groupes. La soirée
« officielle » se termine souvent
entre 23 heures
et minuit, mais on a vu des PariS-MuncH se prolonger bien plus tard.